« Urbex sed lex », Christian GUILLERME

B

Taurnada, 18 juin 2020, 248 pages

Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté. Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné… Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition. JAMAIS !

#LKM

    ♥♥♥

Théo, Chloé, Fabrice, Carine. Quatre amis trentenaires amateurs d’urbex (pour urban exploration, visite de lieux abandonnés, dont ceux qui sont interdits et difficiles d’accès). Au sein du groupe, les décisions se prennent toujours ensemble : si un projet de sortie ne fait pas l’unanimité, il n’est pas retenu. Cette nouvelle virée à laquelle  ils viennent d’être conviés ne réjouit pas Fabrice, pourtant, ses camarades de jeu sont aussi curieux qu’enthousiastes. Contactés anonymement via le site internet dédié à leurs explorations, ils sont invités à une étrange mission dans un sanatorium désaffecté, avec une belle somme d’argent à la clé.

Vous le sentez, le coup tordu ?

Pourquoi un inconnu vous offrirait-il 32 000 euros pour récolter des indices menant à un mot mystère qu’il vous demande de tagger dans ce vieux bâtiment ? Sans vouloir passer pour une rabat-joie, je pense que je me serais rangée du côté de Fabrice… Mais le goût du challenge et l’appât du gain auront raison du bon sens de nos quatre acolytes, qui vont foncer tête baissée dans ce qui, dès le départ, s’annonce comme un piège. Une fois sur place, l’immensité du site surprend tout le monde. Lugubre, labyrinthique… et il semblerait qu’ils ne soient pas seuls. Ce qui aurait pu être une bonne soirée option frissons va rapidement virer au cauchemar. Ça, les gars, c’était à prévoir ! Mais peut-être pas à ce point-là.

C’est ce qui m’a plu dans ce roman : ce sur quoi repose toute cette terrifiante aventure. Je ne pourrai pas vous en dire en grand-chose, le moindre indice risquant de vous rancarder sur les motivations du commanditaire, mais franchement, ce qui se cache derrière ce « jeu » est… extrême. Violent, et empreint de réalisme, et dans un tel décor… Ce qui m’a freinée, en revanche, ce sont les personnages, que j’ai trouvés trop « gentils ». J’ai eu un peu de mal à les situer au départ (qui est avec qui ?), et je dois dire que les surnoms mignons, ce n’est pas ma tasse de thé. Autant je me suis laissé embarquer par la description de la mission, autant les dialogues m’ont refroidie par leur manque de naturel. Heureusement, la découverte du sanatorium m’a un peu replongée dans l’ambiance, mais des caractères nuancés auraient été intéressants, offrant d’autres possibilités, ajoutant de la tension (comment ça, y en a déjà ?). Ici, on a les très gentils d’un côté, et les très méchants de l’autre. Je lis beaucoup de thrillers où les protagonistes sont assez barrés psychologiquement, ce qui n’a pas probablement pas aidé à me faire éprouver de la sympathie pour ceux-ci. L’idée est bonne, glauque à souhait, mais j’ai refermé ce roman avec une réelle frustration.

 

Un grand merci à Joël pour cette découverte
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4 réflexions sur “« Urbex sed lex », Christian GUILLERME

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